Braderie de Tournai : le pari des 700 kg de moules est réussi, « l'année prochaine, on compte bien arriver à une tonne »

Le pari est réussi pour les quatre Lions Clubs de Tournai. Réunis pour la première fois autour d'un même événement lors de la braderie, ils avaient fixé la barre à 700 kg de moules. L'objectif a été atteint ce lundi au pied de la cathédrale !
Par Arthur Gosset Publié le 14/09/2026 à 19:00
Le changement de formule n'a visiblement pas refroidi les habitués. Bien au contraire. Après plusieurs éditions organisées rue Royale, les Lions Athéna, Cathédrale, Childéric et Deux Rives avaient décidé cette année de se rassembler pour la première fois, avec le Léo de Tournai, autour d'un seul et même événement.

Pour l'occasion, les organisateurs avaient vu les choses en grand avec un chapiteau installé place Paul-Émile-Janson, au pied de la cathédrale, et une capacité portée à 400 places assises. Soit deux fois plus que lors des éditions précédentes. « C'est la première fois que l'on en fait un événement commun à tous les Lions Clubs », explique Yves Dekegeleer. « D'habitude, nous étions autour de 200 places assises. Cette fois, on a doublé la capacité et on voit que les Tournaisiens ont suivi ».

700 kg, un nouveau record

Et ils ont suivi avec appétit. Avant la braderie, les Lions s'étaient fixé un objectif clair : écouler 700 kg de moules. Un cap ambitieux puisque les précédentes éditions tournaient plutôt autour de 300 kg. Mais au fil de la journée, la barre symbolique a finalement été franchie. Un record pour l'organisation. « On a fait un peu plus de communication cette année et chaque année, on essaie de faire un peu plus », souligne Yves Dekegeleer. Le succès de cette nouvelle formule pousse déjà les Lions à relever la barre. « On a été prudent, on n'a pas osé commander une tonne de moules. Mais je compte bien, l'année prochaine, arriver à une tonne ».
Derrière le défi des kilos de moules, l'ambition est aussi de participer à la relance d'un rendez-vous qui a longtemps occupé une place particulière dans la vie tournaisienne. « Quand j'étais gosse, la braderie était un événement. C'était presque un jour férié », se souvient Yves Dekegeleer. « Aujourd'hui, c'est devenu un peu désuet. On veut redonner le lustre d'antan à la braderie, tout en s'inspirant, à une autre échelle, de ce qui se fait à Lille. On veut vraiment créer une ambiance et que les gens viennent aussi à la braderie pour manger des moules ».
Même une météo capricieuse en début de journée n'a pas contrarié les plans. Le choix du chapiteau a justement permis de limiter les risques. « Avec notre infrastructure, on n'est pas tellement dépendant de la météo. Évidemment, s'il fait beau, il y a encore plus de monde, mais tout s'est bien passé ».

Les habitués valident la formule

Dans les rangs du public, le nouvel emplacement semble en tout cas avoir séduit. Brigitte connaît bien le rendez-vous puisqu'elle fréquentait déjà l'événement lorsqu'il se tenait encore rue Royale. « Cela fait des années que je viens. Je trouve ce nouveau concept sympa parce qu'avec le chapiteau, on évite les intempéries », raconte-t-elle. Et pour elle, l'essentiel reste aussi dans l'assiette. « Comme chaque année, les moules sont très bonnes et cette formule à volonté permet aux grands mangeurs d'être satisfaits ».
Si le mythique mont de coquilles de moules, autrefois associé à la braderie de Lille, restera probablement une image du passé pour des raisons sanitaires, les Lions tournaisiens ont désormais un autre sommet en ligne de mire : la tonne de moules dès l'année prochaine.